1991 – Elle reçoit du président de la République française, François Mitterrand, la Légion d’Honneur, au grade de chevalier. Concerts en Italie, au Brésil, en Espagne, en Turquie, en France, au Mexique, en Grèce et au Cap-Vert.
1992 – Concerts en France, en Italie et en Espagne. La photobiographie Amália: Uma Estranha Forma de Vida de Vítor Pavão dos Santos est publiée. Le vidéoconcert Amália in New York est édité.
1993 – Concerts en Espagne, au Luxembourg, au Brésil, en Argentine, en France, en Suisse, en Tunisie et au Japon.
1994 – Concerts en France. Elle donne son dernier récital de carrière au Colisée dos Recreios, à Lisbonne.
«Quand ils feront mon histoire et que je ne serai plus en vie pour dire comment cela s’est passé, alors ils vont s’en donner à cœur joie pour inventer. Même raconté par moi, beaucoup diront que ce n’est pas vrai, que les rumeurs sont la vérité. Une personne est maîtresse d’elle-même. Si c’était la vérité, cela ne me dérangerait pas qu’on en parle. Ce qui m’irrite, c’est le mensonge. Mais je sais que mon histoire sera celle qu’ils choisiront, celle qui est la plus intéressante, celle qui n’est pas la mienne.»
1920 – Fille d’Albertino de Jesus Rodrigues et de Lucinda da Piedade Rebordão, Amália da Piedade Rodrigues naît le 23 juillet, au n°86 de la Rua Martim Vaz, à Lisbonne.
1922 – Ses parents retournent au Fundão, laissant Amália aux soins de ses grands-parents maternels.
1929 – Elle commence à fréquenter l’École publique de Tapada da Ajuda, où elle termine l’enseignement primaire. Dans son enfance, malgré sa timidité, elle aime chanter pour les voisines et lors des événements scolaires qu’elle fréquente.
1931-34 – Elle travaille comme brodeuse, repasseuse et ouvrière dans des fabriques de gâteaux à Pampulha.
1934 – Avec le retour de ses parents dans la capitale, elle va vivre avec eux, deux frères et deux sœurs, dans un quartier de Lisbonne.
1935 – Elle habite dans le quartier d’Alcântara et devient soliste de sa marche, chantant sur les places et lors des fêtes populaires. Elle commence à vendre des fruits sur le quai da Rocha avec sa sœur Celeste Rodrigues et leur mère.
1938 – Représentant Alcântara, elle participe au concours Reine du Fado des Quartiers, qu’elle finit par abandonner. Elle se présente alors sous le nom d’Amália Rebordão. C’est lors de ce concours qu’elle rencontre Francisco da Cruz, tourneur-mécanicien et guitariste amateur, qu’elle épousera en 1940. Le mariage ne dure que deux ans.
1939 – Elle se produit de manière amatrice dans des sociétés récréatives. En juillet, elle fait ses débuts professionnels comme chanteuse de fado au Retiro da Severa, devenant tête d’affiche dès le début du mois d’octobre.
1940 – Elle chante dans plusieurs maisons de fado, où elle invente la figure de la fadiste vêtue entièrement de noir. Sous l’influence de José de Melo, elle commence à chanter au Café Luso et au Solar da Alegria, devenant la chanteuse de fado la mieux payée du pays, gagnant un conto de réis par spectacle. Elle fait aussi ses débuts au théâtre avec la revue Ora vai tu.